Bien que classique indémodable du vestiaire contemporain, le jean tisse son histoire depuis le XVIIème siècle. Pour attester de cette époque, pas de post Instagram, ni même de photographie, mais un tableau d’un peintre anonyme surnommé Maestro Della Tela di Genova, reproduisant 3 protagonistes dont une femme, habillée d’une robe en toile bleue à la texture proche de celle du denim.
Jean ou Denim, des noms qui ont une histoire.
Depuis cette époque, deux villes d’Europe semblent se disputer la genèse du jean. En France, le mot denim proviendrait de la ville « de Nîmes », productrice d’un textile à la base de laine et de soie, grâce à un tissage unique, serré entre la chaîne bleue et la trame écrue. Sa rivale italienne place, quant à elle, l’histoire de la toile de l’autre côté des Alpes et plus précisément à Gênes dont la prononciation anglaise aurait donné « jean ».
Le jean : une pièce de denim.
D’un tissu à une pièce de mode, il ne restait plus qu’un pas ou plutôt qu’un voyage. Celui d’un juif bavarois dont le nom devrait vous dire quelque chose : Levis Strauss, immigré en Californie en 1853. Roi du vêtement de travail, il se fait d’abord connaître en imaginant des pièces ultra résistantes en toile de tente pour les chercheurs d’or, partis à la conquête de l’Ouest. Dès 1860, il abandonne cette matière au profit d’un coton à armure de serge, teintée de bleu : le denim.
Un vêtement imaginé pour tous.
« The rest is history » aurait-il dit. Entre démocratisation du workwear et libération du corps des femmes, notamment caractérisé par leur appropriation du vestiaire masculin, le jean reste, depuis plus d’un siècle, l’éternel incontournable de l’histoire de la fashion.
Vous voilà désormais au courant de la Fast Story du jean, prêt.e.s à braver la rude épreuve sur « small talk » à la machine à café ou de sa version digitale pro-confinement sur Zoom.



